J'ai Passé Tout Juillet à Me Reconnecter à Moi-Même

Il existe une fatigue que le sommeil ne parvient pas à dissiper. C'est une fatigue de l'âme, celle que ressent quelqu'un qui court depuis trop longtemps sans vraiment savoir pourquoi. Cette personne sourit aux bonnes occasions, honore tous ses engagements, mais le soir, face à son reflet dans la salle de bain, a du mal à reconnaître la personne qu'elle voit. C'était le cas d'Émilie, 36 ans, au début du mois de juin. Elle a alors pris une décision peu ordinaire : consacrer tout le mois de juillet à se retrouver elle-même. Voici ce qu'elle a appris durant ce mois. « En juin, j’étais épuisée. Pas physiquement, mais de manière plus profonde. C'était la fatigue de quelqu'un qui a tout donné aux autres depuis trop longtemps et qui ne savait plus ce qu'elle voulait. J’ai décidé de passer juillet différemment. Pas de grand voyage, pas de planning surchargé. J’ai réduit mon temps sur les réseaux sociaux et j’ai posé mon téléphone dans un tiroir la plupart du temps. Et j’ai fait quelque chose que je n'avais plus fait depuis des années : du vide ! Les premiers jours ont été les plus difficiles. Le silence devient assourdissant quand on arrête de courir. On réalise à quel point on s'était remplie de bruit pour ne pas entendre certaines choses. J’ai commencé à écrire. Pas un journal, juste des notes. Des phrases qui surgissaient. Des questions. “Qu'est-ce que je veux vraiment ?” Ça faisait des années que je ne m’étais pas posée la question sincèrement. La deuxième semaine, j’ai compris que me reconnecter à moi-même passait d'abord par mon corps. J’ai tellement vécu dans ma tête que mon corps était devenu presque étranger. J’ai marché pieds nus dans l'herbe le matin, cuisiné de vrais repas sans écran, nagé dans un lac. Je me suis couchée quand j’étais fatiguée, pas quand l'horloge m'y autorisait. À mi-juillet, j’ai consulté une voyante. Je n'attendais pas de réponses miraculeuses, mais j’avais juste besoin d'un regard extérieur, quelqu'un qui me verrait, moi, indépendamment des rôles que je joue pour les autres. Cette voyante m’a parlé d'une chose enfouie depuis des années : une vocation mise de côté par peur mais qui continuait à pulser en moi comme un signal que j’avais appris à ignorer : "Vous savez déjà ce que vous voulez. Le problème n'est pas de le savoir, c'est de se donner la permission de vouloir." Cette phrase m'a accompagnée pendant des jours. Se donner la permission de désirer, de prendre de la place. Combien de personnes ont appris, sans le savoir, à s'en priver ? Fin juillet, j’étais différente. Pas transformée de manière spectaculaire, mais plus nette. Comme une photo qu'on aurait mise au point. J’ai retrouvé le goût de cuisiner pour le plaisir, l'envie de lire de vrais livres, la capacité à rester assise sans rien faire pendant dix minutes sans que son cerveau réclame une stimulation. Et surtout, une clarté sur ce qui comptait vraiment et ce qui n'était que bruit. Ce mois de juillet m’a rendu quelque chose que j’avais laissé sur le bord de la route. Ce quelque chose, c'était moi ! Comme Emilie, vous sentez que vous vous êtes perdu de vue ? Que vos véritables désirs sont enfouis sous des années d'obligations et d'attentes des autres ? Nos voyants peuvent vous aider au 01 44 88 54 54 à identifier votre chemin profond, à retrouver votre boussole intérieure et à reprendre la direction de votre vie. Se retrouver soi-même est parfois le plus beau voyage de l'été.


Retour tous les articles
scroll to top